1-TRADUIRE
a)
Mon oncle Jules
Je suis né au Havre. Mon père travaillait durement
et ne gagnait presque rien. Ma mère souffrait beaucoup de la pauvreté dans
laquelle nous vivions, et elle ne taisait pas sa déception. J’avais deux sœurs.
Chaque dimanche nous allions nous promener au port. Toute la famille se
vêtait aussi belle qu’elle pouvait. Ainsi on espérait trouver un époux pour mes
sœurs. Quand nous voyions arriver un bateau, mon père disait inévitablement les
paroles habituelles : « N’est-ce pas si Jules débarquait maintenant,
quelle surprise ! »
Jules était le frère de mon père. Autrefois, il avait mangé la fortune
modeste de la famille. Peu après, il a disparu. Une fois, nous avons reçu une
lettre de l’Amérique. Jules y racontait qu’il s’était établi à New York, qu’il
allait bien et qu’il avait l’attention de réparer l’injustice qu’il avait causée. Ensuite, on
n’entendait plus rien de lui. La lettre de Jules est devenue l’évangile de la
famille. On la montrait à tout le monde et on la lisait à chaque occasion. Plus
nous attendions, plus l’espoir de mon père augmentait. Aussi ma mère disait
souvent : Si ce bon Jules est là, nous changerons notre vie.
Malgré nos promenades régulières, mes sœurs, desquelles la plus âgée desquelles
avait vingt-huit ans, ne s’étaient pas
encore mariées, ce qui était un grand chagrin pour mes parents. Enfin, un
prétendant s’est présenté pour la plus jeune : Un petit employé, peu
fortuné, mais correct. Je suppose qu’il a pris sa décision après qu’il avait lu
la lettre de Jules un soir. Mes parents étaient ravis bien que ma mère a préféré
marier d’abord sa fille plus âgée. Ils ont décidé que toute la famille devait
faire un petit voyage à Jersey après le mariage. Cette île est le but idéal
pour les gens pauvres, puisqu’on traverse la mer en bateau pour l’atteindre, et
on s’y trouve (déjà) en étranger.
Un jour, nous sommes montés donc sur un petit vapeur, fiers et heureux
comme tous ceux qui ont voyagé peu. Sur le bateau mon père a aperçu deux dames
à qui un monsieur offrait des huîtres. Il a voulu imiter ce geste poli et est
allé avec mes sœurs à vieille matelot qui vendait les huîtres. Tout à coup, il
m’a semblé que mon père a pâli. Il a regardé fermement le vieil homme. Puis, il
s’est éloigné lentement. Quand il était chez nous, il s’est laissé tomber sur
un banc et a murmuré : Sans aucun doute c’est lui. Je me suis douté aussitôt
qu’il avait reconnu son frère Jules.
b) explications de grammaire
Jules était le frère de mon père.
-> description d’une personne, pas action àimparfaite
Je me suis douté aussitôt qu’il avait reconnu son frère Jules.
-> chronologie de temps, le pressentiment
(p.c.) se passe après la reconnaissance (p.q.p.)
Je suppose qu’il a pris sa décision après qu’il avait lu la lettre de Jules
un soir.
-> supposer, verbe de la balance à subjonctif seulement avec une négation
c) la personne principale
La personne principale dans ce passage est Jules.
Toute la famille espère qu’il reviendra à la maison, parce que la famille va très
mal : Ils vivent dans la pauvreté et peut-être Jules pourrait les aides
avec sa fortune gagné à l’étrange. Après ils ont reconnu Jules dans le vapeur,
ils se sont doutés que leur vie ne changerait pas.
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